Le château de la Ballue : ou la visite d’un site enchanteur…

Le 5 octobre dans le cadre d’un cours abordant l’histoire de l’art des jardins, les 8 étudiants de BTS 2 TC (option JVO) sont partis à la découverte d’un lien méconnu, niché au creux d’une vallée du Couesnon (35). Cette très belle demeure du XVIIe siècle était un exemple unique de jardins recomposés dans les années 70 !

Visite du château de la Ballue

Pouvant sembler hétéroclite, mais d’une grande cohérence de plan, le parc allie 2 zones diamétralement différentes entre tradition et modernité :

une partie toute en intimité inspirée des chambres de verdure des jardins maniéristes italiens avec théâtre de verdure, labyrinthe (sur un croquis de Le Corbusier !), jeu de perspective, bosquet à attrape,…une succession de surprises visuelles et émotionnelles qui débouche sur :

une terrasse d’une grande sobriété donnant à la fois sur la campagne environnante et la façade arrière du château. Cette esplanade engazonnée est rythmée de topiaires stricts (boules, cônes, spirales) et tables en buis au plan original, seules des gauras échevelées récemment plantées rompaient cette rigueur.

S’il y avait peu de couleur florale en cette saison automnale, c’étaient par contre les nuances de vert qui caractérisaient les sculptures végétales (différents buis, ifs, fusains et thuyas) ou les couvre-sols (lierres, fougères diverses, acanthes et alchémilles).

Sculptures végétales

Concernant la gestion du site, la visite commentée par la propriétaire nous a conforté dans l’importance de l’observation et l’anticipation d’une gestion raisonnée, tout particulièrement quand on se lance dans une collection unique de buis (en cours d’agrément). Remarquablement entretenu, les jardins nécessitent un budget considérable (en main d’œuvre pour la taille notamment), non couvert par les différents revenus des entrées, chambres d’hôtes et ventes annexes. Gageons que le 2 e prix du plus beau jardin historique d’Europe (sur une sélection de 1200 jardins !) que vient de recevoir La Ballue le fera connaître d’un plus grand nombre.

Voir l’article du 27 Septembre 2017 du Ouest France